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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 19:12

Dans la période de vote du budget que nous vivons, la question du niveau de la dette publique se pose à nouveau, dans toute sa nudité. Certains, comme le gouvernement actuel, préfèrent ne pas s’en préoccuper et concentrer tous les efforts sur les facteurs de la croissance (compétitivité des entreprises et pouvoir d’achat des consommateurs). D’autres parlent de s’engager dans un programme de réduction massive des dépenses publiques (pas 21 mais 100 à 150 milliards d’économies), quitte à basculer dans la récession pendant un ou deux ans. Ce que personne ne fera, tant c’est politiquement suicidaire. D’autres encore cherchent le moyen de rendre la balance commerciale bénéficiaire, mais ceci suppose la sortie de l’euro. Il y a enfin la solution préconisée par le Front National, c’est-à-dire le recours à la planche à billets, ce qui, également, suppose la sortie de l’euro. On voit bien que, techniquement, il n’y a pas d’autre solution de redressement de l’économie française que la sortie de l’euro, le seul moyen permettant à la France de retrouver sa liberté en matière de politique monétaire, budgétaire et fiscale. Ce qui implique la sortie de l’Union Européenne, avec deux variantes : la France en sort seule, ou bien l’UE ne s’en relève pas et s’écroule. A ce stade du raisonnement, la question n’est pas de savoir quels en seraient les effets économiques, soit sous la forme d’une France isolée, laquelle a encore moins de chances de s’en sortir, soit sous la forme de mesures de rétorsion qui seraient mises en œuvre par ceux qui trouvent un intérêt au maintien de l’UE et ne supportent pas que leur bel édifice soit détruit. En effet, nous ne devons jamais perdre de vue la vision géopolitique de la question monétaire. Les grandes banques internationales ont acquis un pouvoir qu’elles n’accepteront pas de perdre, à moins de se trouver dans un rapport de forces défavorable. Elles ont été assez puissantes pour déclencher deux guerres mondiales et la crise économique de 1929. Ce sont elles qui poussent les Etats à augmenter sans cesse leur dette publique de manière à se constituer une énorme rente, reconductible d’année en année, grâce aux intérêts résultant de celle-ci. Il y a aussi un deuxième objectif de ces dettes publiques : celui de pomper la richesse nationale des Etats en leur imposant une politique d’austérité. La question est donc d’établir un rapport de forces tel que la France ne puisse être attaquée le jour où elle déciderait de quitter l’Union Européenne. La réponse à cette question est double, à la fois intrinsèque et extrinsèque. Du point de vue de la politique intérieure de la France, il est nécessaire d’augmenter significativement le budget de la Défense Nationale, pour le ramener à 3% du PIB comme il le fut du temps de De Gaulle. Du point de vue de sa politique extérieure, la France doit cesser son alliance, qui est en fait une soumission, avec le tandem USA-Israël qui contrôle les grandes banques internationales. Or, en Europe - le conflit en cours en Ukraine est là pour le démontrer – il n’y a que deux alliances possibles : soit avec le bloc USA-Israël, soit avec la Russie. Nous savons que le coup d’Etat en Ukraine a été fomenté et financé par ce même bloc dans le but, justement, de se servir de l’Ukraine comme tremplin pour attaquer ensuite la Russie. Et ce n’est pas un coup d’essai, puisque le même scénario a été mis en œuvre précédemment en Syrie. C’est une nouvelle « guerre froide » qui s’est mise en place, avec cette énorme différence qui tient au fait qu’il n’y a pas d’un côté un bloc dit libre et de l’autre le communisme. Il y a au contraire d’un côté le tandem USA-Israël qui, pendant des années, a réussi à faire croire qu’il était le défenseur du bien commun, alors que nous savons maintenant que c’est une complète hypocrisie, et de l’autre côté la Russie, le seul pays européen dont le gouvernement favorise le développement du christianisme. Nous devons donc nous battre pour construire une nouvelle Europe, basée sur l’axe Paris-Berlin-Moscou. Bien des résistances sont à surmonter, en particulier le changement nécessaire de la politique extérieure de l’Allemagne, très attachée jusqu’à présent au maintien d’une alliance avec les Etats-Unis. En conclusion, n’oublions pas que nous ne sommes pas en train de faire, comme on dit, « des plans sur la comète ». Il y a au contraire, malheureusement, un risque important que le conflit en Ukraine s’embrase, à moins que cela ne démarre par la Syrie, et que nous entrions dans un conflit militaire généralisé. Si cela devait se produire, il faut qu’un maximum de forces en France s’opposent à suivre la politique américaine et s’engagent dans une alliance avec la Russie.

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