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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 07:48

Deux informations apparemment sans aucun lien : le développement de la guerre civile en Syrie et la déclaration du chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle, en faveur d’une accélération de l’intégration européenne. Voyons ces deux points.

Concernant la Syrie, tout ce qu’on nous raconte sur les abominations que pratique le chef de l’Etat syrien ne sont que de la désinformation. La réalité est tout autre : des mercenaires venus notamment de Tunisie, de Jordanie, de l’Irak et du Liban tuent ou mutilent femmes et enfants pour créer l’événement.

Parmi les nombreuses voix qui l’ont exprimé, voici ce qu’en dit le patriarche de l’Eglise grecque catholique melkite : « des éléments étrangers sont entrés dans le pays et ont même commencé à frapper les chrétiens. (...) Les journaux sont stéréotypés, ont des sources uniques et ne sont prêts à écouter personne, pas même moi. (...) On a parlé de complot, mais c’est bien plus grave que cela : il y a une volonté internationale de nuire à la Syrie ... de la part d’Etats qui, eux, ne sont jamais parvenus à mettre fin au conflit israélo-palestinien ».

Weslay Clark, ex-patron des forces alliées dans la guerre contre la Fédération Yougoslave et ancien commandant du grand quartier général des puissances alliées en Europe de 1997 à 2000, rapporte qu’un officier d’état-major américain lui avait confié, dix jours avant l’attentat du 11 septembre, que l’invasion de sept pays islamiques était déjà planifiée sur cinq ans : Irak, Syrie, Liban, Libye, Iran, Somalie et Soudan[1]. Pour cinq de ces pays, c’est déjà fait, soit par invasion soit par division. Restent les deux derniers avec, semble-t-il, un certain retard.

C’est bien plus que la volonté des Etats-Unis de jouer les gendarmes du monde. En effet, la guerre en Irak n’a pu avoir lieu que parce que les alliés des Etats-Unis ont bien voulu participer à cette guerre, non seulement avec leurs propres forces militaires mais aussi et surtout avec leurs financements. Quant à la Lybie, c’est la France et le Royaume Uni qui se sont mis au service des Etats-Unis pour faire le « sale travail ».

C’est donc une volonté collective. Elle a pour objectif d’instaurer un gouvernement mondial. C’est pourquoi nous parlons du « camp mondialiste ». Cette volonté collective s’appuie sur une idéologie, le mondialisme. L’objectif de construire en Europe un Etat fédéral rentre dans sa logique et c’est pourquoi Guido Westerwelle aujourd’hui, Angela Merkel hier, saisissent toutes les occasions qui se présentent pour oeuvrer dans le sens de l’instauration de cette Europe fédérale, la conséquence étant bien entendu que les identités nationales seront ignorées, en attendant de les faire disparaître.

On nous raconte depuis des années que la construction de l’Union Européenne est le meilleur moyen d’éviter les guerres entre pays européens. C’est complètement faux. Si les peuples veulent la paix en Europoe, ils peuvent aussi bien décider d’une Europe des Nations, une Europe qui respecte les souverainetés nationales au lieu de les détruire. En réalité, le but est tout autre : établir une étape avant l’instauration d’un gouvernement mondial.

Les Etats-Unis disposent de nombreux moyens, la corruption en particulier, pour faire en sorte que les gouvernements européens soutiennent leur politique étrangère. Et voilà pourquoi ils sont les uns et les autres amenés à jouer les gendarmes du monde au profit des américains. Il fut une époque, celle de la guerre au Vietnam notamment, où l’expansionnisme américain justifiait ses invasions militaires par la lutte contre le communisme. Aujourd’hui, il se justifie en mettant en exergue la menace d’armes de destruction massives, hier en Irak – alors qu’on n’en a jamais trouvé – aujourd’hui en Iran. Ou bien c’est la menace du terrorisme islamique qui justifie cet expansionnisme. Loin de nous de penser que le communisme ou l’islamisme sont des voies de progrès pour l’humanité. Mais faut-il pour autant supprimer les différences par la force ? Ecoutons ce qu’en dit le ministre russe des Affaires étrangères, Serguey Lavrov : « La Russie, conjointement à une majorité de pays à travers le monde, encourage les aspirations des peuples arabes à une vie meilleure, à la démocratie et à la prospérité, et se déclare disposée à soutenir leurs efforts. Par contre, nous nous opposons fermement au recours à la violence, en particulier contre les civils... La Russie connaît probablement mieux que quiconque le véritable prix des révolutions que la plupart des autres pays... car les changements révolutionnaires s’accompagnent toujours de revers sociaux et économiques, de pertes de vies humaines et de souffrances ».

Il y a encore d’autres raisons qui nous amènent à considérer que le risque de guerre est bien réel. La Chine consomme déjà pour son propre développement 20% des matières premières de la planète. L’Europe en consomme 20% et les Etats-Unis autant. En ce qui concernen le charbon, la Chine en consomme à elle seule autant que les Etats-Unis et l’Europe réunies. La terre n’est pas extensible : il faut donc que la Chine prenne aux autres ce qu’elle estime avoir besoin. Un affrontement économique peut déboucher – on l’a vu souvent dans l’histoire – sur un affrontement militaire. Clausewitz disait : « La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens ». Déjà la Chine menace militairement les Philippines parce qu’un très important gisement de pétrole a été découvert dans les eaux territoriales de ce pays. Passant outre les conventions internationales, la Chine le revendique et prépare son armée à une intervention. Les Philippines ne font pas le poids au niveau militaire, mais il y a des accords d’assistance mutuelle avec les américains...

Le risque de guerre vient aussi directement des Etats-Unis, qui sont au bord de la faillite. Actuellement, pour un dollar de recette, le gouvernement américain dépense entre 3 et 8 dollars, selon les sources. L'économiste Laurence Kotlikoff, de l'Université de Boston, déclare que la dette gouvernementale n'est pas de 13 500 milliards de dollars, soit 60% du PIB actuel, comme le pensent les investisseurs mondiaux et les contribuables américains, mais 14 fois plus élevée : 200 000 milliards de dollars, soit 840% du PIB actuel. « Soyons réalistes », dit le Pr. Kotlikoff, « les Etats-Unis sont en faillite ». Or l’histoire montre que, quand un pays est en difficulté financière grave, il fait la guerre.

Comment pouvons-nous nous y opposer ? Il faut que la France retrouve son autonomie de décision. C’est ce qu’on appelle la souveraineté nationale. Ce qui est vrai pour la France l’est aussi pour les autres pays européens. C’est pourquoi il faut que les peuples européens se mobilisent contre cette Europe supranationale, pour la remplacer par l’Europe des Nations, en faisant vivre la coopération en conformité avec le principe de subsidiarité : toute décision doit être prise au niveau le plus bas où se trouve la compétence.

Il faut aussi que la France se sorte d’une alliance qui pouvait avoir sa raison d’être du temps de la guerre froide mais qui n’en a plus aujourd’hui : l’OTAN est une institution qui n’est maintenue en place que pour servir les intérêts des Etats-Unis. Elle doit être dissoute. Ce que peut faire de mieux la France pour ne pas cautionner l’expansionnisme américain, c’est de quitter unilatéralement l’OTAN, non seulement son commandement militaire mais toute son organisation. La logique n’est pas de s’isoler mais d’entraîner les autres pays européens dans une alliance militaire autonome.

NON A L’EUROPE SUPRANATIONALE

LA FRANCE DOIT SORTIR DE L’OTAN



[1] RIVAROL du 15 juin 2012

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commentaires

Alliance Royale Nivernais-Berry 10/07/2012 20:05

En ce qui concerne l'Otan, il n'estpas totalement utile de le supprimer, il se doit d'^étre conservé dans un seul bout celui qui est en fait don appellation c'est à dire (organisation du traité de
l'Atlantique Nord) avec une nouvelle donne, celle de réguler les problème liés à la circulation dans l'Atlantique Nord, les pays riverains étant coresponsables de sa gestion aussi bien du point de
vue des règles de pêche, que de polution et de circulation; avec une définition des règles qui peuvent se rapprocher d'une structure régionale mais en l'occurence maritime; actuellement le manque
de surveillance à ce propos est responsable d'une surexploitation de pêche et de trop grandes irresponsabilités de navires marchands qui polluent impunément cette partie océane; l'OTAN aura une
bien meilleure action si elle se limite à ces actions de conservation en bon état des territoires maritimes de l'Atalantique Nord qui sera domaine réservé de tous ses riverains de l'équateur au
pole Nord, la Mer Baltique incluse. Les autres territoires maritimes du Monde pouvant eux aussi se créer des domaines maritimes communs à gérer harmonieusement entre riverains.

TARTARET 20/10/2013 07:09

Je suis désolé de découvrir votre article si tard (en octobre 2013). Je réponds néanmoins.
1) en ce qui concerne l'OTAN, voir mon commentaire récent.
2) en ce qui concerne les questions relatives à l'environnement, il suffit de signer une convention entre pays concernés, mais surtout pas une organisation militaire qui nous entraîne dans des guerres d'agression contre les pays d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Bien amicalement, GT

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