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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 12:26

Un événement satanique s’est produit de l’autre côté de l’Atlantique : le Chili vient de reconnaître la liberté de l’avortement. Rappelons que c’est en contradiction totale avec le Décalogue : « Tu ne tueras point » (Deut. 5, 17). Or l’avortement est bien un meurtre, le meurtre d’un enfant à naître. Les chantres de la liberté de l’avortement avancent comme argument qu’il s’agit de rendre à la femme la liberté de son corps. Mais alors, pourquoi n’aurais-je pas le droit d’assassiner mon voisin, sous prétexte qu’il empiète sur ma liberté ?

Un autre événement, encore plus grave puisqu’il porte non pas sur les dix millions d‘enfants qu’on a empêché de naître, ne serait-ce qu’en France, depuis la loi Weil, mais sur les cinq cents millions d’habitants de l’Europe, menacés du « grand remplacement »…

A peine le pape François avait-il été élu, une de ses premières initiatives fut d’aller visiter l’ïle de Lampédousa, principale destination des migrants en provenance des côtes africaines. C’était déjà pour manifester sa solidarité avec eux, en ignorance totale et consciente des oppositions européennes à cette immense vague migratoire.

Récemment, à l’occasion de la prochaine Journée Mondiale des Migrants, le 14 janvier 2018, le pape François a diffusé le 21 août, un texte daté du 15 août intitulé « Accueillir, protéger , promouvoir et intégrer les Migrants ». Citons Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance Catholique, qui a rapidement réagi : « (la déclaration du pape) – « Le principe de la centralité de la personne humaine nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale » - signe l’acte de décès de toute vie en société organisée et viable. La notion de bien commun - le terme n’est pas mentionné une seule fois dans le document pontifical - s’avère obsolète ».

Jean-Pierre Maugendre complète son analyse : « (Le pape déclare) « Défense des droits et de la dignité des migrants ainsi que des réfugiés indépendamment de leur statut migratoire ». Il était jusqu’ici classique de distinguer, parmi les réfugiés d’une part ceux en situation régulière de ceux en situation irrégulière et d’autre part ceux en provenance de zones en guerre et les réfugiés économiques. Ces distinctions élémentaires sont rayées d’un trait de plume ». Et Jean-Pierre Maugendre ajoute : « (Le pape déclare) « Enrichissement interculturel général du fait de la présence de migrants et réfugiés ». Effectivement il manquait à notre vieille civilisation l’enrichissement de ces pratiques ancestrales que sont, par exemple : l’excision des fillettes, la polygamie, la lapidation pour adultère, etc. Que de richesses ignorées ! ».  

Et Jean-Pierre Maugendre termine par cette remarque : « Nulle part dans ce texte n’est employé le mot islam alors que la majorité des migrants qui arrivent en Europe sont musulmans. Il n’est nulle part fait mention des attentats meurtriers qui ensanglantent notre continent, commis par des islamistes revendiqués qui sont souvent des migrants ou des descendants de migrants ». Autant dire qu’on est loin de l’appel du Christ à évangéliser le monde : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples ». (Matt. 28, 19).

Nous assistons donc à un alignement total et inconditionnel du pape François sur les thèses de l’hyper-classe mondialiste. Ivan Rioufol titre, dans le Figaro du 25/08/2017 : « Le désarmant irréalisme du pape François ». On peut supposer que ce journaliste ne peut pas dire tout ce qu’il pense et se doit d’édulcorer sa pensée s’il ne veut pas se retrouver au chômage.

Mais Jean-Pierre Maugendre n’est pas plus clair, alors que son statut le rend libre d’exprimer sans réserves sa pensée : « Le Saint-Père semble incapable de mener une réflexion civilisationnelle et politique. Il semble se complaire dans une compassion sélective univoque ». Mais peut-être choisit-il de ménager ses lecteurs.

Une prise de position conjoncturelle du pape, sur un événement précis, serait déjà très étonnante. Mais quand il s’agit d’une pensée qui persiste d’une année sur l’autre, il ne s’agit plus d’un accident mais d’une volonté délibérée. Osons le dire : la prédiction de l’Evangile – « Auparavant doit venir l’apostasie et se révéler l’homme impie, l’Etre perdu, l’Adversaire, celui qui s’élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de Dieu ou reçoit un culte, allant jusqu’à s’asseoir en personne dans le sanctuaire de Dieu, se produisant lui-mêrme comme Dieu » (2 Tess. 2, 3-4) - est en train de s’accomplir.

Même les catholiques se laissent prendre au discours culpabilsant, basé sur le verset évangélique « j’étais un étranger et vous m’avez accueilli » (Matt. 25, 35). Or ce qui est dit au singulier ne peut pas être transposé quand on parle au pluriel. C’est ce qu’explique l’encyclique du pape Léon XIII, De Rerum Novarum, publiée le 15 mai 1891 : « De tout ce que Nous venons de dire, il résulte que la théorie socialiste de la propriété collective est absolument à répudier comme préjudiciable à ceux-là mêmes qu'on veut secourir, contraire aux droits naturels des individus, comme dénaturant les fonctions de l'Etat et troublant la tranquillité publique. Que ceci soit donc bien établi : le premier principe sur lequel doit se baser le relèvement des classes inférieures est l'inviolabilité de la propriété privée. Qu'on n'oppose pas non plus à la légitimité de la propriété privée le fait que Dieu a donné la terre au genre humain tout entier pour qu'il l'utilise et en jouisse. Si l'on dit que Dieu l'a donnée en commun aux hommes, cela signifie non pas qu'ils doivent la posséder confusément, mais que Dieu n'a assigné de part à aucun homme en particulier. Il a abandonné la délimitation des propriétés à la sagesse des hommes et aux institutions des peuples. Au reste, quoique divisée en propriétés privées, la terre ne laisse pas de servir à la commune utilité de tous, attendu qu'il n'est personne parmi les mortels qui ne se nourrisse du produit des champs ».

D’ailleurs, le dixième commandement du Décalogue condamne, par anticipation, la volonté des migrants de s’approprier la terre d’autrui : « Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni sa maison, ni son champ, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne, ni rien de ce qui est à lui » (Deut. 5, 21).

Ce long développement sert à démontrer une simple vérité : il n’y a pas d’un côté la politique et de l’autre la religion. Les pouvoirs spirituel et temporel doivent être distincts mais non séparés. C’est donc au nom de l’Evangile et de la Tradition de l’Eglise que le roi aura à défendre notre pays, quand il sera remonté sur son trône, en s’opposant à toutes les décisions politiques dont la source est satanique.

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