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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 09:10

Le premier mot de la devise de la république est « liberté ». Mais sommes-nous vraiment libres ? Pire, en considérant cette devise comme un idéal à atteindre, pouvons-nous dire que la France se bat pour instaurer la liberté ? Même pas. Bien sûr, en apparence, le peuple français est libre dans la mesure où il ne subit aucune occupation étrangère comme ce fut le cas en 1940. Mais sommes-nous libres pour autant ?

La réponse est NON. Car il existe une domination bien plus subtile que celle des hommes en armes. C’est la domination de la pensée. Jésus disait (de mémoire) : « il y a pire que d’être dominés physiquement : c’est d’être dominés par l’esprit ». Nous y sommes. Cette domination utilise deux vecteurs : les médias et l’école.

En ce qui concerne les médias, rappelons qui en sont les propriétaires. Le Groupe LAGARDERE possède Europe 1, Le Monde, Paris-Match, Marie-Claire, en tout 20 magazines et 8 chaînes TV ; le Groupe Dassault possède l’Express, le Figaro ; le Groupe Rothschild possède Libération ; le Groupe Bouygues possède TF1 ; le Groupe LVMH possède Radio Classique ; le Groupe Bolloré possède Direct Matin (journal gratuit) ; le Groupe PPR possède Le Point et le Groupe Bayard possède La Croix. La méthode de diffusion des idées mondialistes est le plus souvent l’omission. Par exemple, il y a quelque temps, il y a eu une manifestation monstre aux Etats-Unis contre la liberté de l’avortement. La presse française n’en a tout simplement pas parlé. Et le même phénomène se produit pour bien d’autres événements dans le monde, qui non pas l’heur de plaire au pouvoir mondialiste. De plus, si d’aventure un média voulait faire du zèle et publier une information « non politiquement correcte », il verrait tout de suite son volume de publicités diminuer…

Voyons maintenant l’école. L’objectif est à plus long terme, mais bien plus efficace. Il s’agit de formater l’esprit de nos enfants et de nos jeunes pour que, devenus adultes, ils se comportent comme des moutons, tout esprit critique ayant disparu de leurs têtes. Cela commence par la maîtrise du français, notre langue maternelle. Un seul ministre, sur les quarante dernières années, a essayé de faire passer un loi interdisant l’apprentissage de la lecture par la méthode globale. C’était Henri de Robien. Il a échoué, les syndicats enseignants réussissant à déformer le texte pour qu’il perde toute consistance. Or cette méthode – qui consiste à mémoriser l’image d’un mot plutôt que les lettres qui le composent – empêche l’enfant de découvrir des mots qu’il ne connaît pas et, par conséquent, le prive d’autonomie et de faculté d’analyse. Le rattrapage, une fois adulte, est extrêmement difficile, ce qui conduit à faire de l’enfant un handicapé à vie. A titre d’exemple, un père de famille ayant des jumeaux, raconte qu’avec sa femme ils ont décidé de scolariser leurs deux fils selon des parcours différents. Quand ceux-ci ont atteint 14 ans, les parents ont constaté avec stupeur que celui qui avait subi la méthode globale peinait dans les études, alors que son frère jumeau, qui a eu la chance d’apprendre à lire par la méthode syllabique, réussissait très bien.

Mais la méthode globale n’est qu’une des formes de l’abêtissement des enfants. Toujours en ce qui concerne le français, le nombre d’heures qui y sont consacrés est tombé, dans le secondaire, de 9 heures à 5 heures par semaine. Dans le primaire, on est passé de 15 heures par semaine en CP à la fin des années 1960 à moins de 10 heures aujourd’hui. Ainsi, à la fin du collège, un élève a reçu 800 heures de cours de français en moins que la génération de ses parents (source SOS-Education). Inutile de dire que, dans ces conditions, la maîtrise de la grammaire est impossible. Encore une manière d’empêcher les futurs adultes de lire et comprendre des textes un peu compliqués. Sans parler de la capacité à s’exprimer par écrit…

L’idéologie de l’égalitarisme conduit à utiliser, pour apprendre à lire, des notices d’appareils ménagers plutôt que fables de La Fontaine, sous prétexte d’homogénéité culturelle. L’histoire de France n’est plus enseignée, puisqu’elle est remplacée par une approche thématique. Ceci afin de gommer toute identité nationale.

Enfin – la cerise sur le gâteau ! – on explique à longueur d’année aux futurs enseignants qui se forment dans les IUFM qu’ils doivent absolument effacer de leur pensée toute idée de transmission de connaissances. Ils ne sont pas là pour transmettre mais pour encourager la découverte autonome des connaissances par les élèves ! Bien sûr, la raison en est que le professeur ne doit pas établir des rapports de dominant à dominé avec ses élèves, toute notion d’autorité devant être bannie.

En résumé, le but recherché est de fabriquer des adultes que l’on pourra facilement manipuler. Tous les parents ne se rendent pas compte de tout cela. Mais beaucoup comprennent que l’école de la république est peu efficace pour apporter à leurs enfants les notions élémentaires de connaissance du français, du calcul, de l’histoire – entre autres – et de la capacité à développer un raisonnement autonome.

C’est pourquoi de plus en plus de parents se tournent vers l’enseignement privé. Ceux qui ont les moyens financiers et comprennent les enjeux inscrivent leurs enfants dans les écoles chrétiennes hors contrat. Les autres les dirigent vers l’enseignement sous contrat, ce qui rend le changement illusoire – même dans les quartiers favorisés – car ces écoles sont soumises aux mêmes programmes scolaires et ne maîtrisent pas le recrutement des enseignants.

La seule solution est de se battre pour L’ECOLE LIBRE. La solution technique s’appelle le « chèque scolaire », qui consiste à distribuer à tous les parents une somme d’argent prise sur le budget de l’Education Nationale afin que ceux-ci puissent inscrire leurs enfants dans les écoles de leur choix.

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