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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 22:19

Il y a deux réponses opposées à cette question. D’une part, si l’on suit les nombreux avis de la presse, la France a intérêt à ce que le nouveau gouvernement grec s’incline – une fois de plus – devant les exigences de la Troïka (FMI, BCE et la commission européenne) car un refus grec de rembourser la dette nous coûterait de l’ordre de 40 milliards d’euros. Certes, ce sont les banques qui accuseraient le coup, mais elles se tourneraient alors vers la BCE, qui les remboursera en se faisant elle-même financer par les Etats européens, donc par les contribuables.

Inversement, nous pouvons dire qu’il est de l’intérêt de la France que la Grèce refuse de payer, ce qui impliquerait sa sortie de l’euro… et, en cascade, la sortie d’autres pays, probablement l’Italie et le Portugal en premier. Ce serait alors la faillite de l’euro, qui ne peut que nous réjouir. Dans cette hypothèse, les dettes publiques devront être remboursées en devises nationales, ce qui est beaucoup plus confortable car, comme le montre l’histoire, c’est le recours à l’inflation qui se charge de réduire ce genre de dette. Malheureusement, il nous paraît peu probable que le gouvernement grec adopte une positions dure qui conduirait à la sortie de l’euro. Nous voilà donc revenus à la case départ !

Si la Grèce ne sort pas de l’euro, que faire ?

La question de la sortie unilatérale de la France de l’euro ne peut trouver une réponse purement économique. En effet, le strict raisonnement économique conduit, contrairement à ce qu’annoncent les mauvais augures, à une dévaluation de notre monnaie de l’ordre de 20% ce qui, compte tenu de l’effet favorable sur nos exportations, permettrait à notre économie de retrouver la croissance, et non pas la catastrophe économique annoncée par les mondialistes.

Par contre, il est clair que, le jour où la France se lancerait dans une telle aventure, le pouvoir financier international est suffisamment fort pour imposer à la France des mesures de rétorsion extrêmement nocives. Par exemple, un processus spéculatif équivalent à celui subi récemment par le rouble russe ferait perdre au moins 50% à la valeur de notre devise, ce qui multiplierait par deux le prix de tous les produits importés. En clair, ce serait une réduction brutale du niveau de vie des Français… imposée de l’extérieur mais néanmoins peu apte à entretenir un bon climat politique dans le pays.

Une nouvelle phase de la guerre économique

Le monde est déjà en pleine guerre économique. « Qui n’avance pas recule », nous rappelle le dicton populaire. Il nous faut profiter du courant de sympathie vis-à-vis de l’opposition grecque à Bruxelles pour aller de l’avant tout en limitant les risques. C’est là qu’il faut se rappeler que la majeure partie de nos échanges internationaux se fait avec le reste de l’Europe, et qu’il en va de même pour les autres pays européens. L’issue ne peut être trouvée qu’au niveau européen, mais pas dans le cadre de l’Union Européenne, qui n’aurait plus guère d’existence le jour où l’euro s’effondrerait. Au contraire, la perspective d’une Europe des patries incluant la Russie, en rupture radicale avec la soumission aux puissances financières, ne peut se faire qu’en abolissant le régime républicain au profit de monarchies de droit divin.

C’est le seul projet politique qui puisse enthousiasmer les masses populaires, car il rompt délibérément avec l’hypocrisie et la corruption. C’est donc un combat politique de longue haleine, qui prendra sans doute plusieurs années et qui ne peut déboucher que par une coordination des forces royalistes européennes.

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